Meilleur site pour investir en crypto en 2026 : quel choix selon votre profil ?
Quel est le meilleur site pour investir en crypto en 2026 ? Comparatif des plateformes fiables, réglementées PSAN, avec frais, sécurité et fiscalité décryptés.
Comment investir en crypto ? Guide pratique pour débutants (2026)
Le meilleur site pour investir en crypto dépend d'abord de votre profil : montant investi, fréquence d'achat et besoin de sécurité réglementaire. En 2026, le paysage français a basculé avec l'entrée en vigueur du règlement européen MiCA et l'évolution du statut PSAN vers le PSCA (Prestataire de Services sur Crypto-Actifs). Ce comparatif évalue le statut réglementaire, les frais réels ainsi qu'un scénario chiffré sur 1 000 € pour vous aider à choisir une plateforme adaptée, sans classement générique.
Comparatif en un coup d'œil
Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.
Plateforme
Statut PSAN France
Frais spot
Dépôt CB
Spread BTC indicatif
Crypto-actifs disponibles
Support FR
Coinbase
Enregistré (2023)
0.6 %
3.99 %
0.05 %
250
Oui (email/chat)
Binance
Enregistré (2022)
0.1 %
1.8 %
0.02 %
400
Oui (chat)
Kraken
Passeport UE
0.25 %
3.75 %
0.03 %
300
Oui (chat 24/7)
Bitstamp
Passeport UE
0.3 %
4 %
0.04 %
85
Non (anglais)
Coinhouse
Enregistré (2020)
2.49 %
0 %
0.5 %
50
Oui (téléphone)
Pourquoi le choix de la plateforme crypto conditionne votre sécurité
Choisir son site pour investir en crypto n'est pas un détail technique. C'est la décision qui détermine la sécurité de vos fonds, la légalité de vos transactions et la transparence fiscale de vos opérations.
La DGCCRF a émis une alerte claire le 5 avril 2024 : « les pertes peuvent être totales sur des placements financiers hautement risqués et spéculatifs » (fiche pratique DGCCRF, economie.gouv.fr). Cet avertissement vise directement les plateformes non réglementées qui promettent des rendements irréalistes sur le trading de crypto-actifs.
En pratique, une plateforme sans statut légal en France peut disparaître du jour au lendemain avec vos actifs. Même les acteurs enregistrés PSAN ne garantissent pas le remboursement des fonds en cas de faillite : le statut protège contre la fraude, pas contre la défaillance économique. Pour un premier investissement, notre guide pour débuter en crypto sans risque inutile détaille les précautions à prendre avant même de créer un compte.
Les risques concrets d'une plateforme non réglementée
Une plateforme non enregistrée comme PSAN en France expose à trois risques majeurs. Le premier risque est l'absence de recours. Si la plateforme bloque vos retraits ou disparaît, vous n'avez aucun interlocuteur légal en France pour engager une action. L'AMF ne peut pas intervenir sur un acteur non enregistré.
Le deuxième risque concerne l'opacité fiscale. Les plateformes non réglementées ne transmettent pas toujours les informations nécessaires à votre déclaration fiscale. Or depuis le 1er janvier 2026, la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 rend obligatoire la déclaration de l'ensemble des transactions relatives aux crypto-actifs (legifrance.gouv.fr).
Le troisième risque regroupe les arnaques déguisées. Le site economie.gouv.fr propose un test de détection d'arnaque développé par l'AMF, accessible gratuitement sur amf-france.org. Avant tout dépôt sur une plateforme inconnue, ce test de 5 minutes peut éviter une perte sèche.
Les 5 critères à vérifier avant de s'inscrire
Avant d'ouvrir un compte sur un site de crypto monnaie fiable, cinq vérifications s'imposent.
Le statut PSAN/PSCA : consultez la liste blanche de l'AMF sur son site officiel. Un enregistrement simple n'est pas un agrément complet. L'enregistrement PSAN vérifie l'honorabilité des dirigeants et la conformité LCB-FT (lutte contre le blanchiment), mais pas la solidité financière de l'entreprise.
Les frais réels : au-delà des commissions affichées, examinez le spread (écart achat/vente), les frais de dépôt par carte bancaire (souvent 1,5 à 3,99 %) et les frais de retrait vers un wallet externe.
La transparence des réserves : certaines plateformes publient des preuves de réserves (Proof of Reserves) auditées par des tiers. Coinbase, en tant que société cotée au Nasdaq, publie des comptes trimestriels audités.
Le support client en français : en cas de litige, un support francophone joignable par téléphone ou chat offre un levier que les formulaires automatisés ne donneront jamais.
La compatibilité fiscale : la plateforme doit fournir un relevé annuel des transactions facilitant la déclaration 2086-SD (plus-values sur actifs numériques).
Plateforme crypto la plus fiable : ce que le statut PSAN garantit vraiment
Le statut de Prestataire de Services sur Actifs Numériques (PSAN) est souvent présenté comme un gage de fiabilité. En réalité, il faut distinguer plusieurs niveaux de protection. Aucun d'eux ne couvre la garantie des dépôts.
L'enregistrement PSAN simple, délivré par l'AMF, vérifie que la plateforme respecte les obligations LCB-FT (lutte contre le blanchiment, financement du terrorisme). Les dirigeants sont contrôlés sur leur honorabilité. Mais cet enregistrement ne valide ni la sécurité des fonds, ni la qualité du service, ni la solvabilité de l'entreprise.
L'agrément PSAN, plus exigeant, impose des fonds propres minimaux, une assurance responsabilité civile professionnelle ainsi qu'un dispositif de contrôle interne renforcé. À ce jour, très peu d'acteurs ont obtenu cet agrément en France. La plupart des plateformes opèrent sous simple enregistrement. Pour un comparatif détaillé des offres disponibles, notre comparatif complet des plateformes crypto 2026 analyse les forces et faiblesses de chaque acteur.
PSAN vs PSCA : quelle différence pour l'investisseur ?
La loi n° 2025-127 du 14 février 2025 a créé le statut de PSCA (Prestataire de Services sur Crypto-Actifs), applicable depuis le 1er janvier 2026. Ce nouveau cadre remplace progressivement le PSAN pour l'aligner sur le règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets).
Concrètement, le PSCA élargit les services réglementés : conservation de crypto-actifs, échange contre des devises, conseil en investissement, gestion de portefeuille. Pour l'investisseur, la différence est tangible : un PSCA agréé doit respecter des exigences prudentielles plus strictes et séparer les actifs des clients de ceux de l'entreprise.
Cependant, même sous statut PSCA, il n'existe pas de fonds de garantie équivalent au FGDR bancaire (100 000 € par déposant). Les crypto-actifs déposés sur une plateforme restent exposés au risque de contrepartie. La prudence reste donc de mise, comme le rappelle le site economie.gouv.fr dans sa page dédiée aux cryptoactifs (2025).
Comment consulter la liste blanche de l'AMF
L'AMF tient à jour un registre public des PSAN enregistrés et agréés, accessible sur son site amf-france.org. La consultation est gratuite et ne prend que quelques minutes.
Sur cette liste figurent le nom de l'entité, son numéro d'enregistrement, les services autorisés ainsi que la date de délivrance. Si une plateforme revendique un statut PSAN sans apparaître sur cette liste, il s'agit d'une usurpation : l'AMF recommande de lui signaler immédiatement ces pratiques.
Le site economie.gouv.fr propose également un test de détection d'arnaque en ligne (2025) qui aide à identifier les signaux d'alerte avant d'investir. Ce test couvre les promesses de rendement irréalistes, l'absence d'informations légales et les pressions à l'achat rapide.
Plateformes américaines (Coinbase, Binance) : quel statut en France ?
Coinbase est enregistrée comme PSAN en France depuis décembre 2023 via son entité Coinbase Europe Limited. Elle opère sous le numéro d'enregistrement AMF E2023-XXX. La société mère, Coinbase Global Inc., est cotée au Nasdaq, ce qui impose une transparence financière trimestrielle ainsi qu'un audit indépendant.
Binance a obtenu son enregistrement PSAN en France en mai 2022 via Binance France SAS. Cet enregistrement a fait l'objet d'une enquête de l'AMF concernant des manquements potentiels aux obligations LCB-FT, rappelant que l'enregistrement atteste d'une conformité à un instant T et ne constitue pas un blanc-seing permanent.
D'autres plateformes internationales comme Kraken ou Bitstamp disposent également d'un enregistrement dans un pays de l'Union européenne, ce qui leur permet d'opérer en France sous le régime du passeport européen dans le cadre de MiCA.
Tableau comparatif des meilleures plateformes crypto en 2026
Ce comparatif ne désigne pas un vainqueur unique : chaque plateforme correspond à un profil d'investisseur différent. Les données de frais sont indicatives et issues des grilles tarifaires publiques en vigueur au premier semestre 2026. Elles peuvent évoluer : consultez toujours les conditions actualisées avant de passer un ordre.
Le statut réglementaire est vérifié sur le registre PSAN de l'AMF. Les colonnes « frais spot » reflètent les commissions sur achat/vente immédiat de crypto-actifs ; les frais réels intègrent le spread et les coûts de dépôt par carte bancaire. Pour déterminer quelle crypto privilégier selon votre profil en 2026, reportez-vous à notre guide dédié.
Pour vous guider dans ce choix crucial et trouver la plateforme idéale, notre article dédié vous présente les meilleures plateformes crypto 2026.
Plateformes avec statut PSAN/PSCA déclaré en France
Plusieurs acteurs majeurs disposent d'un enregistrement PSAN en France. Coinbase (PSAN depuis 2023) cible les investisseurs qui valorisent la transparence réglementaire et la cotation en bourse. Son interface est la plus accessible aux débutants.
Binance (PSAN depuis 2022) offre le plus large catalogue de crypto-actifs disponibles, avec des frais parmi les plus bas du marché pour les utilisateurs détenant du BNB. Son interface avancée convient aux traders expérimentés, mais peut dérouter un débutant.
Kraken (enregistrement européen) propose un bon équilibre entre sécurité, frais et support client. Sa preuve de réserves est auditée régulièrement.
Bitstamp (enregistrement européen, présent depuis 2011) est la plus ancienne plateforme d'échange encore en activité. Ses frais sont modérés et sa fiabilité historique est un argument pour les investisseurs prudents.
Enfin, des plateformes françaises comme Coinhouse (PSAN depuis 2020) ou Meria (ex-Just Mining) offrent un accompagnement personnalisé et un support en français, avec des frais plus élevés justifiés par un service de conciergerie.
Plateformes sans frais ou à frais réduits : ce qu'il faut savoir
Une « plateforme crypto sans frais » n'existe pas. Le modèle économique des plateformes repose sur des revenus de spread, de commissions ou de services annexes.
Les plateformes qui affichent « zéro commission » comme eToro ou Revolut compensent par un spread plus large : l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente instantané peut représenter 1 à 2,5 % du montant investi. Sur un achat de 1 000 €, cela équivaut à 10 à 25 € de coût caché.
Binance propose les commissions les plus basses du marché (0,1 % en spot), avec une réduction de 25 % si les frais sont payés en BNB. Coinbase Advanced affiche des frais comparables (0,4 % maker, 0,6 % taker), mais Coinbase classique applique des frais variables bien plus élevés (jusqu'à 3,99 % sur achat par carte).
Meilleur site crypto français : options et limites
Un site crypto fiable en France se distingue par un enregistrement PSAN local, un support francophone ainsi qu'une transparence fiscale facilitée. Coinhouse, enregistré PSAN depuis 2020, propose un accompagnement personnalisé avec des conseillers dédiés. Ses frais sont plus élevés (de l'ordre de 2,49 % par transaction pour les petites opérations), mais incluent un service de déclaration fiscale assistée.
Meria (anciennement Just Mining) combine une plateforme d'achat et des solutions de staking, avec un statut PSAN obtenu en 2021. Son positionnement hybride attire les investisseurs souhaitant à la fois acheter et faire travailler leurs actifs.
La limite principale des plateformes françaises : un catalogue de crypto-actifs plus restreint que les géants internationaux. Si vous cherchez des altcoins spécifiques ou des protocoles DeFi émergents, une plateforme comme Binance ou Kraken reste incontournable. Pour explorer les meilleurs protocoles DeFi en 2026, un compte sur une plateforme internationale est souvent nécessaire.
Cas pratique : comment investir 1 000 € en crypto sur une plateforme réglementée
Prenons un cas concret : vous disposez de 1 000 € et souhaitez les investir en crypto-actifs pour la première fois. Vous n'avez jamais ouvert de compte sur une plateforme d'échange et votre objectif est de constituer une exposition diversifiée sans prendre de risques inutiles sur la sécurité des fonds.
Ce scénario suit les recommandations de prudence du site economie.gouv.fr (2025) : ne jamais investir plus que ce que l'on est prêt à perdre intégralement, et ne pas céder aux offres trop alléchantes. Les chiffres de frais sont indicatifs et basés sur les grilles tarifaires publiques de Coinbase au premier semestre 2026.
Étape 1 : choisir la plateforme adaptée à son profil
Pour un premier investissement de 1 000 €, Coinbase constitue le choix le plus pragmatique pour un débutant. Son interface épurée, son enregistrement PSAN, sa cotation en bourse ainsi que ses preuves de réserves auditées réduisent les risques opérationnels.
L'alternative Binance est pertinente si vous prévoyez des achats récurrents : ses frais de 0,1 % par transaction sont imbattables, mais la complexité de l'interface peut générer des erreurs coûteuses (ordre au marché au lieu d'un ordre limite, par exemple).
Un site de crypto monnaie fiable comme Kraken offre un bon compromis, avec des frais modérés et un support client réactif. Pour 1 000 €, l'écart de frais entre ces trois plateformes reste inférieur à 30 €, ce qui relativise l'importance de ce critère par rapport à la sécurité et à la simplicité d'usage.
Étape 2 : estimer l'impact réel des frais sur 1 000 €
Sur Coinbase, un dépôt par virement SEPA est gratuit. L'achat de crypto-actifs via Coinbase Advanced (interface de trading) coûte 0,6 % en taker, soit 6 € pour 1 000 €. Sur Coinbase classique (achat simplifié), les frais peuvent atteindre 15 à 25 € selon le mode de paiement.
Sur Binance, un dépôt SEPA est également gratuit. Des frais spot de 0,1 % prélèvent 1 € sur 1 000 €. En utilisant le BNB pour payer les frais, ce coût descend à 0,75 €.
Le spread, souvent oublié, est le véritable coût caché. Sur une plateforme comme eToro ou Revolut qui affiche « zéro commission », le spread sur Bitcoin peut atteindre 1,5 %, soit 15 € pour 1 000 €. L'investisseur dispose donc de 985 € d'exposition réelle au lieu de 1 000 €. Sur Binance ou Coinbase Advanced, le spread est généralement inférieur à 0,1 %.
Étape 3 : répartition entre Bitcoin, altcoins et stablecoins
Avec 1 000 €, une répartition prudente pourrait être : 600 € en Bitcoin (valeur refuge du marché crypto, capitalisation dominante), 300 € en Ethereum (deuxième capitalisation, socle de la DeFi), et 100 € répartis entre deux altcoins de capitalisation moyenne.
Cette allocation est indicative et ne constitue pas un conseil d'investissement. La volatilité des altcoins est structurellement supérieure à celle du Bitcoin : un mouvement de -20 % en une semaine sur un altcoin est fréquent, là où Bitcoin oscille rarement au-delà de -10 % sur la même période.
Fiscalement, chaque cession (vente contre euros, échange entre cryptos, achat de bien en crypto) constitue un fait générateur de plus-value imposable. Depuis 2023, le régime de la flat tax à 30 % (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux) s'applique par défaut. L'option pour le barème progressif reste possible si elle est plus favorable.
Les erreurs courantes qui coûtent cher aux investisseurs débutants
Trois erreurs récurrentes pénalisent les nouveaux investisseurs en crypto. La première est technique et réglementaire ; la deuxième est fiscale et peut coûter plusieurs milliers d'euros en pénalités ; la troisième expose à une perte totale des fonds. Les éviter ne demande aucune compétence avancée, seulement de la vigilance.
Confondre enregistrement PSAN et agrément complet
L'enregistrement PSAN simple vérifie l'honorabilité des dirigeants et la conformité aux règles anti-blanchiment. Il ne valide ni la sécurité informatique de la plateforme, ni sa solvabilité financière, ni la ségrégation des actifs des clients.
L'agrément PSAN, nettement plus contraignant, impose des exigences de fonds propres, une assurance responsabilité civile ainsi qu'un dispositif de contrôle interne. L'erreur classique consiste à traiter ces deux statuts comme équivalents. Une plateforme simplement enregistrée peut faire faillite : dans ce cas, les crypto-actifs des clients entrent dans la masse créancière et le recouvrement est incertain. Le statut PSAN n'offre aucune garantie de remboursement.
Négliger la fiscalité : les obligations déclaratives depuis 2026
La loi n° 2025-127 du 14 février 2025, applicable depuis le 1er janvier 2026, renforce les obligations déclaratives sur l'ensemble des transactions relatives aux crypto-actifs (legifrance.gouv.fr). Chaque cession doit être déclarée via le formulaire 2086-SD.
L'erreur fréquente : considérer qu'un échange Bitcoin contre Ethereum n'est pas imposable. Il l'est. Tout comme l'achat d'un bien ou service avec des cryptos. Le calcul de la plus-value s'effectue sur la valeur en euros au moment de la cession, moins la valeur d'acquisition pondérée de l'ensemble du portefeuille.
En cas de contrôle fiscal, l'absence de déclaration expose à un rappel d'impôt, des intérêts de retard (0,2 % par mois) et une majoration de 10 à 40 % selon la nature du manquement. Conserver un historique précis de toutes les transactions est indispensable.
Stocker ses actifs numériques uniquement sur la plateforme d'échange
Laisser l'intégralité de ses crypto-actifs sur une plateforme d'échange, même réglementée, expose à un risque de perte totale en cas de défaillance de celle-ci. La faillite de FTX en novembre 2022 a montré que même des plateformes majeures peuvent s'effondrer en quelques jours.
La bonne pratique consiste à transférer les actifs destinés à la conservation long terme vers un wallet personnel (hardware wallet de type Ledger ou Trezor). La phrase de récupération (seed phrase) ne doit jamais être stockée en ligne ni communiquée à quiconque. Pour les montants destinés au trading actif, un maintien partiel sur la plateforme se justifie, mais dans la limite de ce que l'on est prêt à perdre.
Une règle simple circule dans la communauté : « Not your keys, not your coins » (pas vos clés privées, pas vos cryptos). Si la plateforme détient les clés, c'est elle qui possède effectivement les actifs.
Application crypto gratuite ou plateforme sans frais : attention aux conditions réelles
Les applications mobiles de crypto-monnaie gratuite se multiplient, promettant un accès simplifié aux actifs numériques sans frais de courtage. En pratique, le modèle économique repose toujours sur une source de revenus, même lorsqu'aucune commission n'est affichée.
Une application crypto-monnaie gratuite comme Revolut ou Trade Republic applique un spread qui peut atteindre 1,5 à 2 % sur Bitcoin en période de volatilité. Ce spread n'est pas présenté comme un frais, mais il réduit mécaniquement votre exposition nette. Sur un investissement mensuel de 200 €, ce coût représente 36 à 48 € par an.
Le choix entre une application grand public et une plateforme d'échange spécialisée dépend de l'usage : pour un achat ponctuel de 100 € de Bitcoin sans intention de trading, une application comme Revolut simplifie le parcours. Pour un investissement régulier ou une diversification vers des altcoins, une plateforme comme Coinbase ou Binance offre des frais réels inférieurs.
Frais affichés vs frais réels : les postes à surveiller
Quatre postes de frais déterminent le coût réel d'un investissement en crypto.
Les frais de dépôt : un virement SEPA est généralement gratuit, mais un dépôt par carte bancaire peut coûter 1,5 à 3,99 % du montant. Sur 1 000 €, l'écart entre SEPA et carte atteint 15 à 40 €.
Le spread : différence entre le prix d'achat et le prix de vente instantané. Il dépend de la liquidité de la plateforme et du crypto-actif. Sur Bitcoin, un spread de 0,1 % est acceptable ; au-delà de 1 %, la plateforme capte une marge excessive.
Les commissions de trading : en général 0,1 % à 0,6 % sur les plateformes spécialisées, mais jusqu'à 2,49 % sur les plateformes françaises à service complet. Sur un ordre de 1 000 €, cela va de 1 € à 25 €.
Les frais de retrait : transférer des bitcoins vers un wallet personnel coûte généralement entre 0,0001 et 0,0005 BTC (3 à 15 € au cours actuel), selon la congestion du réseau et la politique de la plateforme.
La DeFi comme alternative : opportunités et risques supplémentaires
La finance décentralisée (DeFi) permet d'acheter et d'échanger des crypto-actifs sans intermédiaire centralisé, via des protocoles comme Uniswap ou Aave. Les frais de swap sur Uniswap tournent autour de 0,3 %, auxquels s'ajoutent les frais de gaz (gas fees) de la blockchain Ethereum, qui peuvent atteindre 10 à 50 € par transaction en période de congestion.
L'absence d'intermédiaire supprime le risque de contrepartie (faillite de la plateforme), mais ajoute d'autres risques : bug de smart contract, hameçonnage, perte irréversible des clés privées. La DeFi ne convient pas à un premier investissement : mieux vaut commencer par une plateforme centralisée réglementée avant d'explorer cet écosystème. Pour un panorama complet, notre article sur les meilleurs protocoles DeFi en 2026 détaille les critères de sélection et les précautions indispensables.
Fiche pratique
PSAN enregistrés en France
Coinbase (2023), Binance (2022), Coinhouse (2020), Meria (2021)
Liste blanche AMF
amf-france.org (rubrique PSAN)
Test anti-arnaque AMF
amf-france.org (gratuit, 5 minutes)
Frais spot les plus bas
Binance (0,1 %, réduit à 0,075 % avec BNB)
Frais débutant raisonnable
Coinbase Advanced (0,4 % maker / 0,6 % taker)
Flat tax plus-values crypto
30 % (12,8 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux)
Formulaire déclaration
2086-SD (cerfa n° 2086)
Transfert wallet personnel
0,0001-0,0005 BTC (3-15 € selon congestion réseau)
Alerte DGCCRF
5 avril 2024 : pertes pouvant être totales sur placements spéculatifs
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
Quel est le meilleur site pour acheter des cryptos ?
Il n'existe pas de meilleur site universel pour acheter des cryptos. Coinbase convient aux débutants grâce à son interface simple et sa transparence réglementaire (cotée Nasdaq, enregistrée PSAN). Binance offre les frais les plus bas (0,1 %) pour les utilisateurs réguliers. Pour un accompagnement en français avec déclaration fiscale assistée, Coinhouse (PSAN depuis 2020) est l'option la plus complète, avec des frais plus élevés de l'ordre de 2,49 % par transaction.
Quel est le meilleur site d'investissement en crypto ?
Le meilleur site d'investissement en crypto dépend de votre fréquence d'achat et de votre besoin de diversification. Coinbase Advanced (0,4 %-0,6 % de frais) est optimal pour un investissement ponctuel ou mensuel modéré. Binance (0,1 %) est plus adapté pour des achats fréquents ou du trading actif. Pour un investissement long terme sans trading, une plateforme française comme Meria combine achat et staking avec un statut PSAN.
Quelle est la plateforme crypto la plus sûre ?
Coinbase est souvent considérée comme la plateforme la plus sûre en raison de sa cotation au Nasdaq (audit public trimestriel), de son enregistrement PSAN en France depuis 2023, et de ses preuves de réserves auditées. Cependant, aucune plateforme ne garantit le remboursement des fonds en cas de faillite : le statut PSAN protège contre la fraude, pas contre la défaillance économique. Transférer ses actifs vers un wallet personnel reste la meilleure protection.
Comment investir 1000 € en crypto ?
Pour investir 1 000 € en crypto, ouvrez un compte sur une plateforme enregistrée PSAN comme Coinbase ou Binance, alimentez-le par virement SEPA (gratuit), puis passez un ordre d'achat sur l'interface de trading (pas l'achat simplifié, plus coûteux). Une répartition indicative : 600 € en Bitcoin, 300 € en Ethereum, 100 € en altcoins. Les frais totaux seront de 1 à 6 € sur Binance ou Coinbase Advanced. Conservez un historique des transactions pour la déclaration fiscale 2086-SD.
Quelle plateforme crypto est réglementée en France ?
Plusieurs plateformes disposent d'un enregistrement PSAN auprès de l'AMF : Coinbase (depuis 2023), Binance (depuis 2022), Coinhouse (depuis 2020), Meria (depuis 2021). D'autres comme Kraken ou Bitstamp opèrent via un enregistrement dans un autre pays de l'UE et bénéficient du passeport européen. La liste complète des PSAN enregistrés est consultable gratuitement sur le site de l'AMF (amf-france.org). L'enregistrement ne garantit pas le remboursement des fonds.
Est-ce que Binance est fiable en 2026 ?
Binance dispose d'un enregistrement PSAN en France depuis mai 2022 via Binance France SAS. La plateforme a renforcé sa conformité réglementaire après plusieurs enquêtes, notamment de l'AMF. Ses preuves de réserves sont publiées régulièrement. Le point de vigilance : l'enregistrement PSAN atteste de la conformité LCB-FT mais ne constitue pas une garantie de solvabilité. Binance reste la plateforme offrant les frais les plus bas (0,1 %) et le plus large catalogue de crypto-actifs disponibles.