Nouvelle loi sur les cryptomonnaies en France : ce qui change en 2026
Nouvelle loi crypto en France : flat tax à 30 %, DAC8, LOI n°2026-534 et accord avec 48 États. Tout ce que vous devez déclarer en 2026, expliqué simplement.


Les cryptomonnaies sont légales en France et encadrées depuis la loi PACTE de 2019. En 2026, trois évolutions majeures s'appliquent : la flat tax sur les plus-values passe à 30 % (hausse de la CSG), la directive européenne DAC 8 renforce le contrôle fiscal depuis le 1er janvier 2026, et la LOI n°2026-534 du 25 juin 2026 crée un nouveau cadre juridique pour les crypto-actifs.
La nouvelle loi sur les cryptomonnaies en France n'est pas un texte unique, mais une superposition de trois couches législatives qui entrent en vigueur simultanément en 2025-2026. LOI n°2026-534, décret n°2025-1276, directive DAC 8 : ces trois dispositifs redessinent le cadre fiscal et déclaratif des détenteurs de crypto-actifs. Voici, strate par strate, ce qui change concrètement pour vos bitcoins et altcoins.
Ce que la loi française dit sur les cryptomonnaies en 2026
Les cryptomonnaies sont légales en France. La loi PACTE de 2019 a posé le premier cadre, MiCA l'a renforcé au niveau européen fin 2024, et la LOI n°2026-534 du 25 juin 2026 vient d'ajouter une nouvelle couche réglementaire. Ces trois textes coexistent aujourd'hui et définissent les droits et obligations des détenteurs.
Un crypto-actif n'est ni une monnaie officielle ni une monnaie électronique. Il est défini par le règlement européen MiCA comme une représentation numérique d'une valeur ou d'un droit pouvant être transférée et stockée électroniquement au moyen de la technologie des registres distribués (blockchain). Cette définition figure désormais à l'article L54-10-1 du Code monétaire et financier.
En pratique, cela signifie que détenir du bitcoin ou de l'ether sur un wallet personnel est parfaitement licite. Aucune autorisation préalable n'est requise. Les contraintes légales apparaissent au moment de la conversion en euros, de la déclaration fiscale et du recours à des plateformes d'échange. Ces trois moments sont précisément ceux que les textes de 2025-2026 viennent encadrer plus étroitement.
Pour approfondir le volet fiscal, consultez notre article dédié à la loi crypto 2026 : flat tax et obligations déclaratives.
Loi PACTE 2019 : le premier cadre juridique
La loi PACTE du 22 mai 2019 a introduit en France le statut de prestataire de services sur actifs numériques (PSAN). Avant ce texte, les plateformes d'échange opéraient dans un vide juridique. La loi PACTE a imposé un enregistrement obligatoire auprès de l'AMF pour les PSAN exerçant sur le territoire français, avec des obligations de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT).
Ce régime reste en vigueur en 2026, mais il est progressivement remplacé par le cadre européen MiCA qui impose un agrément plus strict (le statut de CASP, Crypto-Asset Service Provider). Les PSAN enregistrés sous PACTE bénéficient d'une période transitoire pour obtenir leur agrément MiCA.
MiCA : le règlement européen applicable depuis fin 2024
Le règlement (UE) 2023/1114 dit MiCA (Markets in Crypto-Assets) est entré en vigueur en droit français le 30 décembre 2024, avec une application progressive qui s'étend jusqu'en juillet 2026, selon le ministère de l'Économie (economie.gouv.fr). MiCA harmonise les règles dans toute l'Union européenne : les émetteurs de stablecoins doivent détenir une réserve suffisante, les plateformes d'échange doivent obtenir un agrément CASP, et les détenteurs bénéficient de protections renforcées (information précontractuelle, droit de rétractation sous conditions).
Concrètement, une plateforme comme Binance ou Coinbase opérant en France doit désormais se conformer à ce régime européen unique, en plus des obligations déclaratives françaises issues du décret n°2025-1276.
LOI n°2026-534 : les nouvelles règles en vigueur depuis le 27 juin 2026
La LOI n°2026-534 du 25 juin 2026 a créé l'article 150 VH ter du Code général des impôts, en vigueur depuis le 27 juin 2026 (legifrance.gouv.fr). Ce texte affine le régime fiscal des plus-values sur crypto-actifs. Il ne bouleverse pas l'architecture existante : la flat tax reste le principe : mais il en précise les modalités d'application et renforce les obligations déclaratives des intermédiaires.
Le décret du 31 mai 2026, pris en application de cette loi, précise les règles de traçabilité, d'horodatage et de protection des détenteurs (boursorama.com, 16 juin 2026). Ces dispositions visent à sécuriser les transactions et à faciliter le travail de l'administration fiscale en cas de contrôle.
Imposition cryptomonnaie France : quel taux s'applique à vos plus-values en 2026 ?
L'imposition des cryptomonnaies en France repose sur un principe simple : la simple détention de crypto-actifs n'est pas imposable. Seules les plus-values réalisées lors de la cession de cryptos contre une monnaie fiat (euros, dollars, etc.) déclenchent l'impôt (economie.gouv.fr). Ce régime, instauré par la loi de finances du 28 décembre 2018, a été modifié à plusieurs reprises depuis (boursorama.com, 5 août 2025).
En 2026, le taux applicable est celui de la flat tax, qui combine prélèvement forfaitaire unique et prélèvements sociaux. La grande nouveauté de l'année est la hausse de la CSG, qui fait grimper le taux global. Toute cession, même pour un montant modeste, doit être analysée au regard de ce taux.
📌 Important : le seuil de cession de 305 € par an en dessous duquel les plus-values étaient exonérées a été supprimé. Désormais, toute cession contre monnaie fiat est imposable, quel que soit le gain réalisé.
Pour les investisseurs qui s'interrogent sur l'opportunité d'acheter ou de vendre dans ce contexte fiscal, notre analyse bitcoin 2026 : bilan et fiscalité propose des scénarios chiffrés.
La flat tax à 30 % : ce qui change avec la hausse de la CSG
À compter de 2026, les plus-values sur crypto-actifs sont soumises à la flat tax au taux de 30 % (boursorama.com, 26 décembre 2025). Ce taux se décompose en 12,8 % de prélèvement forfaitaire unique (impôt sur le revenu) et 17,2 % de prélèvements sociaux, incluant la CSG rehaussée.
Avant 2026, la flat tax sur les plus-values crypto s'élevait à un taux inférieur. La hausse de la CSG est le principal facteur d'augmentation. Pour un détenteur qui revend ses bitcoins avec une plus-value de 10 000 €, l'impôt dû passe ainsi de 2 650 € environ (au taux antérieur) à 3 000 € en 2026.
Les contribuables peuvent opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si celui-ci leur est plus favorable. Cette option reste ouverte pour les détenteurs faiblement imposés par ailleurs. Un conseil : faites simuler les deux options avant de valider votre déclaration, car l'option pour le barème est globale et irrévocable pour l'année concernée.
Cas pratique chiffré : calcul de l'impôt sur une revente de bitcoin en 2026
Prenons un cas concret. Marc a acheté 1 bitcoin en janvier 2024 au prix de 30 000 €. En mars 2026, il revend la totalité de sa position pour 50 000 €.
- Prix d'achat total : 30 000 €
- Prix de vente total : 50 000 €
- Plus-value brute : 20 000 €
La flat tax de 30 % s'applique sur cette plus-value de 20 000 €. L'impôt à payer s'élève donc à 6 000 € (20 000 × 0,30). Sur cette somme, 2 560 € correspondent au prélèvement forfaitaire unique (12,8 %) et 3 440 € aux prélèvements sociaux (17,2 %).
Marc conserve 44 000 € nets après impôt. S'il avait vendu en 2025 au même prix, son imposition aurait été légèrement inférieure en raison d'une CSG moins élevée. La différence, de l'ordre de quelques centaines d'euros, illustre l'impact concret de la hausse décidée fin 2025.
💡 À noter : ce calcul suppose que Marc n'a effectué aucune autre cession dans l'année. En cas de cessions multiples, le calcul de la plus-value se fait sur l'ensemble des cessions de l'année, avec une formule de prix moyen pondéré.
Crypto contre crypto : le piège fiscal à éviter
L'erreur classique : croire qu'un échange bitcoin contre ether n'a aucune conséquence fiscale parce qu'aucun euro n'a été crédité sur le compte bancaire. C'est vrai… pour l'instant. Les échanges crypto-contre-crypto ne déclenchent pas d'imposition immédiate en France. L'impôt n'est dû qu'au moment de la conversion finale en monnaie fiat.
Le piège se situe dans le calcul du prix d'acquisition. Chaque échange intermédiaire doit être tracé et daté, car le prix d'achat du bitcoin converti en ether devient le prix de revient de cet ether pour le calcul de la plus-value future. Sans un suivi rigoureux (via un outil comme Waltio ou CoinTracking), le détenteur risque de ne pas pouvoir justifier son prix de revient en cas de contrôle fiscal.
En pratique, conservez l'historique complet de toutes vos transactions : date, montant en crypto, contrepartie, valeur en euros au moment de l'opération. L'administration fiscale peut vous demander ces justificatifs plusieurs années après les faits.
Déclaration compte crypto 2026 : ce que le fisc sait déjà sur vos transactions
Le renforcement du contrôle fiscal sur les cryptomonnaies est le changement le plus structurant de 2026. Trois dispositifs se cumulent : la directive européenne DAC 8, le décret n°2025-1276 sur les obligations des PSAN, et un projet d'accord multilatéral avec 48 États. Le fisc dispose désormais d'outils de traçabilité sans équivalent.
Depuis le 1er janvier 2026, la directive DAC 8 oblige les prestataires de services sur crypto-actifs à déclarer automatiquement les transactions de leurs clients aux autorités fiscales (boursorama.com, 3 décembre 2025). Concrètement, une plateforme comme Coinbase ou Kraken doit transmettre à l'administration française l'identité du détenteur, les soldes, les opérations réalisées et les plus-values potentielles.
Le décret n°2025-1276 du 19 décembre 2025 complète ce dispositif en imposant aux PSAN des obligations de diligences renforcées : vérification d'identité approfondie, conservation des données, transmission à la DGFiP (legifrance.gouv.fr). L'objectif affiché est de lutter contre la fraude et l'évasion fiscales.
⚠️ Attention : ne pas déclarer un compte crypto détenu à l'étranger expose à une amende de 1 500 € par compte non déclaré (voire 10 000 € si le compte est situé dans un État n'ayant pas signé de convention d'assistance administrative avec la France).
DAC 8 : la directive européenne qui renforce le contrôle fiscal depuis janvier 2026
La directive DAC 8 (Directive on Administrative Cooperation) est entrée en application le 1er janvier 2026. Elle étend aux crypto-actifs le mécanisme d'échange automatique de renseignements qui existait déjà pour les comptes bancaires classiques.
Concrètement, tout PSAN opérant dans l'Union européenne doit collecter et transmettre aux autorités fiscales nationales les données de transactions de ses utilisateurs. Ces données incluent le nom, l'adresse, le numéro d'identification fiscale, les soldes de compte et le détail des opérations de cession. La DGFiP reçoit ces informations et peut les croiser avec les déclarations des contribuables français.
L'écart entre les données transmises par les plateformes et votre déclaration constitue un signal de contrôle potentiel. La première campagne de déclaration automatique sous DAC 8 portera sur l'année 2026 et sera exploitée par le fisc en 2027.
Accord multilatéral avec 48 États : vos transactions bientôt visibles à l'étranger
Un projet de loi autorisant un accord multilatéral entre la France et 48 États pour l'échange automatique de renseignements sur les crypto-actifs a été déposé au Sénat (bfmtv.com, 3 août 2026). Ce texte, s'il est adopté, permettra à l'administration fiscale française d'obtenir des informations sur les comptes crypto détenus par des résidents français auprès de plateformes situées hors Union européenne.
Parmi les 48 États signataires figurent les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et la Suisse. Dès 2027, le fisc connaîtra les comptes crypto étrangers non déclarés et toutes les transactions réalisées sur ces plateformes (bfmtv.com). Les détenteurs qui pensaient échapper à l'impôt en utilisant des exchanges basés aux Bahamas ou aux Seychelles seront concernés.
Le projet de loi n'est pas encore adopté. Il est actuellement en discussion au Parlement. Mais le signal est clair : la fenêtre d'opacité se referme rapidement.
Décret n°2025-1276 : nouvelles obligations pour les prestataires crypto
Le décret n°2025-1276 du 19 décembre 2025 impose aux PSAN français et étrangers opérant en France des obligations déclaratives précises (legifrance.gouv.fr). Ces obligations couvrent l'identification des clients, la conservation des données de transaction pendant cinq ans et la transmission annuelle à la DGFiP.
Les plateformes doivent déclarer pour chaque utilisateur : l'identité complète, les soldes au 31 décembre, le montant total des cessions réalisées dans l'année et les plus-values correspondantes. Ce dispositif s'articule avec DAC 8 pour les plateformes européennes et avec l'accord multilatéral pour les plateformes extra-européennes.
Pour le détenteur, cela signifie que l'administration fiscale dispose d'une vision de plus en plus complète de son patrimoine crypto, y compris sur les plateformes étrangères. La déclaration spontanée reste obligatoire, mais elle est désormais croisée avec des données externes.
Quelles sont les modifications prévues en fiscalité pour les crypto-monnaies en 2026 ?
Les modifications fiscales de 2026 touchent trois domaines : le taux d'imposition, les obligations déclaratives et les protections accordées aux détenteurs. Le taux global de la flat tax passe à 30 % avec la hausse de la CSG. Les PSAN doivent transmettre vos données au fisc via DAC 8 et le décret n°2025-1276. Et le décret du 31 mai 2026 instaure de nouvelles protections sur la traçabilité et l'horodatage des transactions.
Une piste évoquée dans le débat public : un impôt sur la « fortune improductive » incluant les cryptomonnaies : n'est à ce stade qu'une hypothèse de travail non confirmée (boursorama.com, 31 janvier 2025). Aucun texte législatif ne la concrétise en 2026. Les détenteurs doivent donc distinguer les mesures effectivement applicables des propositions et rumeurs.
💡 À noter : le décret du 31 mai 2026 prévoit des règles précises sur la traçabilité et l'horodatage des transactions. Ces règles protègent le détenteur en cas de litige avec une plateforme, en garantissant l'intégrité des preuves de transaction.
Nouvelles protections pour les détenteurs de cryptomonnaies
Le décret du 31 mai 2026 apporte des protections concrètes aux détenteurs (boursorama.com, 16 juin 2026). Il impose aux PSAN des standards de traçabilité : chaque transaction doit être horodatée, enregistrée de manière infalsifiable et accessible au client. En cas de litige, le détenteur peut exiger la communication de ces enregistrements.
Le texte renforce aussi les obligations d'information précontractuelle : avant toute opération, la plateforme doit informer clairement le client des frais, des risques et du régime fiscal applicable. Enfin, les stablecoins émis par des entités non agréées MiCA ne peuvent plus être proposés aux résidents français, ce qui protège contre les stablecoins algorithmiques non adossés à des réserves.
Ce qui ne change pas : détention, échanges crypto-contre-crypto et seuils
Malgré l'empilement des textes, plusieurs principes restent stables. La simple détention de cryptomonnaies, même pour des montants importants, ne déclenche aucune imposition. Les échanges crypto-contre-crypto continuent de ne pas être imposables immédiatement, sous réserve du suivi rigoureux du prix de revient pour la plus-value future.
La distinction entre particulier et professionnel demeure centrale : un particulier qui réalise des cessions occasionnelles relève de la flat tax, tandis qu'un professionnel dont l'activité habituelle consiste à acheter et vendre des cryptos relève des bénéfices non commerciaux (BNC) ou des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Cette qualification dépend des circonstances de fait et non d'un seuil chiffré.
Comment déclarer ses cryptos en France : les étapes concrètes
Déclarer ses cryptomonnaies en France suit un processus en deux temps. D'abord, déclarer l'existence des comptes crypto détenus à l'étranger (formulaire 3916-bis). Ensuite, déclarer les plus-values réalisées lors des cessions de l'année (formulaire 2086). Ces deux obligations sont indépendantes et cumulatives.
Le calendrier fiscal 2026 suit le calendrier habituel de la déclaration de revenus. La déclaration en ligne, obligatoire pour tous les foyers disposant d'un accès internet, ouvre généralement en avril pour une clôture en mai ou juin selon le département de résidence. Les formulaires 2086 et 3916-bis sont accessibles sur le site impots.gouv.fr dans la rubrique « Actifs numériques ».
En pratique, il est recommandé d'utiliser un outil de calcul de plus-values (Waltio, CoinTracking, Finary) qui agrège les transactions de l'année et génère un récapitulatif compatible avec le formulaire 2086. Ces outils calculent automatiquement le prix moyen pondéré et la plus-value nette imposable.
⚠️ Attention : le défaut de déclaration des plus-values expose à une majoration de 40 % de l'impôt dû (voire 80 % en cas de manquement délibéré). La non-déclaration d'un compte étranger expose à l'amende de 1 500 € par compte.
Les formulaires à remplir selon votre statut
Depuis le 1er janvier 2023, le régime fiscal dépend du statut du vendeur : particulier ou professionnel (impots.gouv.fr, 16 juin 2023). Pour un particulier, le formulaire 2086 sert à déclarer les plus-values de l'année et le formulaire 3916-bis à déclarer les comptes détenus à l'étranger. Ces deux formulaires sont à joindre à la déclaration de revenus classique (2042).
Pour un professionnel, les gains sont déclarés dans la catégorie BNC (formulaire 2035) ou BIC selon la nature de l'activité. La qualification de professionnel s'apprécie au cas par cas : fréquence des opérations, matériel utilisé, recherche de clientèle. En cas de doute, consultez un expert-comptable.
Les plateformes qui transmettent vos données au fisc
Toutes les plateformes enregistrées comme PSAN en France ou agréées CASP dans l'UE sont tenues de transmettre vos données à l'administration fiscale depuis le 1er janvier 2026. Cela concerne Binance, Coinbase, Kraken, Bitpanda, et toutes les autres plateformes opérant légalement en Europe.
Les plateformes non enregistrées qui opèrent depuis des juridictions hors UE ne sont pas soumises à cette obligation… pour l'instant. L'accord multilatéral avec 48 États, s'il est ratifié, comblera cette brèche. Dans l'intervalle, la détention sur ces plateformes comporte un risque de non-conformité : le défaut de déclaration du compte étranger reste sanctionnable même si la plateforme ne transmet pas spontanément les données.
Points clés
- Toute cession de crypto contre euros est imposable à 30 % (flat tax) depuis 2026, quel que soit le montant.
- Déclarez vos comptes crypto détenus à l'étranger : le fisc y aura accès via DAC 8 et l'accord 48 États.
- Les échanges crypto-contre-crypto échappent à l'impôt immédiat, mais chaque transaction doit être tracée pour le calcul de la plus-value future.
- Consultez un expert-comptable ou un avocat fiscaliste pour toute situation complexe : cet article ne constitue pas un conseil personnalisé.
Sources
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- impots.gouv.fr
- boursorama.com
- boursorama.com
- boursorama.com
Fiche pratique
| Taux flat tax 2026 | 30 % (12,8 % PFU + 17,2 % prélèvements sociaux) |
| Seuil de cession exonéré | Supprimé en 2026 : toute cession est imposable |
| Déclaration compte étranger | Formulaire 3916-bis, amende 1 500 € par compte non déclaré |
| Déclaration plus-values | Formulaire 2086, à joindre à la déclaration 2042 |
| DAC 8 | En vigueur depuis le 1er janvier 2026 |
| LOI n°2026-534 | En vigueur depuis le 27 juin 2026 (art. 150 VH ter CGI) |
| Accord 48 États | Projet de loi déposé au Sénat, données exploitables dès 2027 |
| Texte de référence | Décret n°2025-1276 du 19 décembre 2025 (obligations PSAN) |
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
À lire aussi
Cryptos non déclarées : amendes, redressement et risques
Ne pas déclarer ses cryptomonnaies expose à des amendes, majorations et redressements fiscaux. Découvrez les sanctions réelles en 2026, comment le fisc
Par Alice Bertrand · 3 septembre 2026

Déclaration crypto 2026 : barème, flat tax et nouveaux
Déclaration crypto 2026 : DAC8, loi du 25 juin, flat tax, micro-BNC. Retrouvez les nouveaux seuils, les formulaires et les conséquences en cas d'oubli.
Par Alice Bertrand · 26 août 2026
Questions fréquentes
Est-il obligatoire de déclarer les cryptomonnaies ?
Oui. Deux obligations coexistent : déclarer chaque compte crypto détenu à l'étranger via le formulaire 3916-bis, et déclarer les plus-values réalisées lors des cessions contre monnaie fiat via le formulaire 2086. La simple détention sur un wallet personnel français n'a pas à être déclarée en tant que telle, mais toute cession générant une plus-value doit l'être, quel que soit le montant.
Est-ce que la crypto-monnaie est légale en France ?
Oui. Les cryptomonnaies sont légales en France depuis la loi PACTE de 2019. Le règlement européen MiCA, applicable depuis le 30 décembre 2024, a renforcé l'encadrement juridique. Détenir du bitcoin, de l'ether ou tout autre crypto-actif est parfaitement licite. Les seules contraintes légales concernent la fiscalité des plus-values et les obligations déclaratives.
Quelles sont les modifications prévues en fiscalité pour les crypto-monnaies en 2026 ?
Trois modifications majeures : la flat tax sur les plus-values passe à 30 % avec la hausse de la CSG ; la directive DAC 8 impose aux plateformes de transmettre automatiquement vos données au fisc depuis le 1er janvier 2026 ; et la LOI n°2026-534 du 25 juin 2026 affine le cadre fiscal avec l'article 150 VH ter du CGI. Un accord avec 48 États pour l'échange de renseignements est en projet.
Comment le fisc surveille les cryptos ?
Depuis le 1er janvier 2026, la directive DAC 8 oblige les plateformes crypto opérant en Europe à déclarer automatiquement les transactions de leurs clients aux autorités fiscales. Le décret n°2025-1276 du 19 décembre 2025 renforce les obligations de diligence des PSAN. Enfin, un projet d'accord multilatéral avec 48 États, déposé au Sénat en août 2026, permettra au fisc d'accéder aux données des plateformes situées hors UE.
