Bitcoin en perte en 2026 : ce que révèlent les chiffres et comment gérer
Bitcoin en perte de -26 % depuis janvier 2026, -50 % depuis son ATH : causes réelles, mécanisme de déclaration fiscale et erreurs coûteuses à éviter en France.


Le bitcoin accuse une baisse de 26 % depuis le début de l'année 2026 et de près de 50 % depuis son sommet historique de 126 080 dollars (106 365 euros) atteint le 6 octobre 2025, selon Boursorama (mars 2026). En France, toute cession de bitcoin, même à perte, doit être déclarée via le formulaire 2086. La moins-value s'impute exclusivement sur les plus-values d'actifs numériques de la même année, sans report possible.
Le bitcoin a perdu 26 % depuis le début de l'année 2026 et près de 50 % depuis son sommet historique d'octobre 2025, selon les données de marché compilées par Boursorama. Face à cette correction majeure, de nombreux détenteurs français s'interrogent sur l'attitude à adopter vis-à-vis de leurs avoirs et, surtout, sur leurs obligations fiscales en cas de cession à perte. Cet article fait le point sur les chiffres réels de la chute, ses causes identifiées, et le traitement fiscal des moins-values sur actifs numériques applicable en France.
Jusqu'où le bitcoin a-t-il chuté en 2026 ?
La correction du bitcoin en 2026 s'inscrit dans un mouvement baissier amorcé dès l'automne 2025. Le 6 octobre 2025, le bitcoin touchait son plus haut historique à 126 080 dollars, soit 106 365 euros (Boursorama, 17 février 2026). Quatre mois plus tard, la donne a radicalement changé.
Fin février 2026, la capitalisation globale du marché des cryptomonnaies avait fondu d'environ 1 700 milliards de dollars (1 433 milliards d'euros) par rapport aux sommets, selon les données relayées par Boursorama (17 février 2026). Un chiffre qui donne la mesure de l'hémorragie subie par l'ensemble de la classe d'actifs.
Au 2 mars 2026, le bitcoin accusait une baisse de 26 % depuis le début de l'année et de près de 50 % depuis son sommet historique (Boursorama, 2 mars 2026). La moitié des bitcoins en circulation se trouvaient alors en situation de moins-value latente par rapport à leur dernier prix de transaction.
Du record de 126 080 $ en octobre 2025 à la correction de 2026
Le sommet du 6 octobre 2025 à 126 080 dollars (106 365 euros) a constitué un point d'inflexion majeur, rapporte Boursorama (17 février 2026). Après ce pic, deux vagues baissières se sont succédé. La première à l'automne 2025, sur fond de prises de bénéfices. La seconde en janvier-février 2026 a accéléré le mouvement.
L'action du fonds Strategy (ex-MicroStrategy), souvent considéré comme un proxy du bitcoin en Bourse, a plongé de concert. L'entreprise détenait plus de 471 000 bitcoins fin 2025. Son titre a lourdement chuté, amplifiant la pression vendeuse sur l'actif sous-jacent.
La journée du 5 février 2026 : -12,6 % en une seule séance
Le 5 février 2026, le bitcoin a perdu 12,6 % en une seule séance, tombant à 63 525 dollars (Boursorama, 5 février 2026). Cette séance a marqué la plus forte baisse quotidienne depuis novembre 2022.
Les liquidations de positions à effet de levier ont atteint environ 1 milliard de dollars sur l'ensemble du marché des dérivés crypto ce jour-là, toujours selon Boursorama. Concrètement, des milliers de traders utilisant des contrats futures ou des options se sont vu fermer leurs positions de force, alimentant une spirale baissière auto-entretenue.
Fin février 2026 : la moitié des bitcoins en circulation en perte
Au 2 mars 2026, Boursorama relayait un indicateur frappant : près de la moitié des bitcoins en circulation étaient détenus à perte par rapport à leur dernier prix d'achat. Ce ratio, suivi par les analystes on-chain, n'avait pas été atteint depuis le creux du précédent cycle baissier.
Ce type de situation signale mécaniquement une pression vendeuse potentielle réduite : un détenteur en moins-value latente hésite davantage à vendre. Mais il indique aussi la profondeur de la correction subie par les acheteurs récents, notamment ceux entrés sur le marché durant le rallye de 2024-2025.
Pourquoi le bitcoin a-t-il autant reculé en 2026 ?
Les facteurs derrière la chute du bitcoin en 2026 ne relèvent pas du mystère, même si leur combinaison a surpris par sa brutalité. Trois dynamiques principales se dégagent des données disponibles.
Notre analyse bitcoin 2026 : -50 % depuis l'ath, nouvelle loi fiscale éclaire ce point.
Retrouvez tous les détails dans bitcoin 2026 : va-t-il remonter après -50 % depuis l'ath ?.
Le bitcoin n'évolue pas en vase clos. Sa corrélation avec les actifs risqués : actions technologiques américaines en tête : s'est renforcée dans les phases de stress. Quand les marchés actions américains ont vacillé début 2026, le bitcoin a suivi. La persistance d'une inflation sous-jacente élevée aux États-Unis a constitué le principal frein macro-économique : les investisseurs anticipaient des baisses de taux de la Réserve fédérale qui tardent à se matérialiser.
Prises de bénéfices massives des gros détenteurs
Selon Boursorama (7 août 2026), les gros détenteurs de bitcoin : souvent appelés « whales » : ont vendu environ 40 milliards de dollars depuis octobre 2025. Ces cessions massives, identifiées par l'analyse des flux on-chain, constituent l'une des principales pressions baissières identifiées par les observateurs.
Ces ventes ne traduisent pas nécessairement une défiance généralisée. Un investisseur entré avant 2020 reste largement bénéficiaire même après une baisse de 50 %. Pour beaucoup, il s'agit de prises de bénéfices différées, accélérées par la détérioration du sentiment de marché.
Contexte macro-économique et pression sur les actifs risqués
L'inflation sous-jacente américaine (hors alimentation et énergie) s'est établie à +3,1 % en janvier 2026, puis +3,3 % en juin 2026 (Direction générale du Trésor, 30 juillet 2026). Ces niveaux, supérieurs à la cible de 2 % de la Réserve fédérale, ont éloigné la perspective d'un assouplissement monétaire rapide.
Or le bitcoin a historiquement bénéficié des environnements de taux bas et de liquidité abondante. Le maintien de taux directeurs élevés renchérit le coût d'opportunité de détenir un actif non productif de revenus, ce qui pèse sur la demande spéculative. Ce mécanisme, bien documenté depuis 2022, a de nouveau joué à plein en 2026.
Le cas American Bitcoin : signal ou bruit ?
American Bitcoin, société cotée cofondée par Eric Trump et dont Donald Trump est actionnaire, a vu son action perdre près de 22 % sur douze mois (Boursorama, 26 février 2026). Cette contre-performance médiatisée a ravivé le débat sur les valeurs crypto exposées en Bourse.
Pour autant, en faire un facteur causal de la baisse du bitcoin serait excessif. American Bitcoin reste un acteur de second plan. Sa chute, davantage symptôme que cause, illustre surtout la difficulté des véhicules d'investissement crypto à décorréler leur sort de celui de l'actif sous-jacent quand celui-ci plonge.
L'essentiel
- Le bitcoin a chuté de 26 % en 2026 et de 50 % depuis son ATH à 126 080 $ du 6 octobre 2025.
- La moins-value crypto s'impute uniquement sur les plus-values crypto de la même année, jamais sur d'autres revenus.
- Toute cession d'actifs numériques, même à perte, doit être déclarée via le formulaire 2086 (art. 150 VH bis du CGI).
- Vendre uniquement pour créer une moins-value fiscale est rarement pertinent économiquement.
- Le cadre PSCA est entré en vigueur le 30 juin 2026 ; le régime fiscal des particuliers n'a pas changé depuis 2023.
Pour optimiser votre situation fiscale, il est crucial de savoir comment retirer sa crypto sans impôts en respectant le cadre légal.
Cas pratique chiffré : que se passe-t-il fiscalement si vous avez vendu du bitcoin en perte en 2026 ?
La fiscalité des moins-values sur actifs numériques obéit à des règles précises, souvent méconnues. Prenons un scénario concret pour en illustrer le mécanisme.
📌 Important : Le traitement fiscal décrit ci-dessous concerne les particuliers réalisant des cessions à titre occasionnel. Le régime des professionnels (activité habituelle) diffère. Consultez un expert-comptable ou un avocat fiscaliste pour valider votre situation personnelle.
Le formulaire 2086 (Cerfa) est le document unique à remplir. Son dépôt conditionne la reconnaissance fiscale de la moins-value et son imputation éventuelle sur les plus-values de même nature réalisées la même année.
Hypothèse : achat à 100 000 € en 2025, revente à 65 000 € en 2026
Imaginons un particulier ayant acheté 1 BTC le 6 octobre 2025, au prix ATH de 106 365 euros (Boursorama, 17 février 2026). En mars 2026, il revend ce même bitcoin 65 000 euros, prix proche du point bas touché le 5 février à 63 525 dollars.
La moins-value brute s'élève à 41 365 euros (106 365 € - 65 000 €). Le prix d'acquisition à retenir pour le formulaire 2086 est le prix réellement payé, frais de transaction inclus. Le prix de cession est le montant net perçu après déduction des frais de vente.
Cette moins-value viendra en déduction des éventuelles plus-values sur actifs numériques réalisées durant la même année fiscale. Si le contribuable a aussi vendu d'autres cryptomonnaies avec un gain de 15 000 euros en 2026, sa plus-value nette imposable sera ramenée à zéro (15 000 € - 41 365 €), sans possibilité de reporter le solde de 26 365 euros.
De plus, pour bien anticiper les gains et les impôts éventuels, l'utilisation d'un simulateur crypto peut s'avérer très utile.
Remplir le formulaire 2086 : ce que le fisc attend
Le formulaire 2086, intitulé « Déclaration des plus ou moins-values de cessions d'actifs numériques », est disponible sur impots.gouv.fr. Il doit être annexé à la déclaration annuelle de revenus (2042) pour chaque année où au moins une cession a eu lieu.
Plusieurs pièges guettent le déclarant. Le prix d'acquisition doit être justifié (relevé de transaction, historique de la plateforme d'échange). Les cessions incluent non seulement les ventes contre euros, mais aussi les achats de biens ou services payés en cryptomonnaie. Chaque opération de ce type est un fait générateur d'imposition, même si le contribuable n'a jamais converti ses bitcoins en monnaie fiduciaire.
⚠️ Attention : L'absence de déclaration d'une cession constitue une omission pouvant entraîner un redressement fiscal, assorti d'intérêts de retard (0,20 % par mois) et de pénalités (10 % à 40 % selon les cas).
Moins-value sur crypto : ce que vous pouvez (et ne pouvez pas) compenser
Le régime prévu par l'article 150 VH bis du CGI est étanche. Une moins-value sur bitcoin s'impute exclusivement sur les plus-values issues de cessions d'actifs numériques intervenues la même année.
Ce qu'elle peut compenser :
- Les gains réalisés sur d'autres cryptomonnaies (Ethereum, stablecoins, altcoins) cédées la même année
- Les plus-values issues de la vente de NFT ou de tout autre actif numérique entrant dans le champ de l'article 150 VH bis
Ce qu'elle ne peut PAS compenser :
- Les plus-values sur valeurs mobilières (actions, ETF, obligations)
- Les revenus fonciers, salariaux ou professionnels
- Les plus-values de l'année suivante (pas de report)
Cette absence de report constitue une différence majeure avec le régime des valeurs mobilières, où les moins-values sont reportables pendant dix ans. Le législateur a fait le choix d'un régime spécifique aux actifs numériques, plus restrictif sur ce point.
L'erreur courante à éviter absolument avec vos moins-values crypto
Deux erreurs de compréhension reviennent systématiquement chez les détenteurs de crypto confrontés à une baisse de marché. Leurs conséquences peuvent coûter cher.
La première tient à une confusion entre perte latente (non matérialisée) et moins-value fiscale. La seconde concerne l'étanchéité des régimes fiscaux entre actifs numériques et valeurs mobilières classiques.
Croire qu'une perte non vendue est déclarable
Tant que vous n'avez pas cédé vos bitcoins, la perte reste latente : elle n'existe pas aux yeux de l'administration fiscale. Aucune déclaration n'est possible, aucune imputation ne peut être revendiquée.
Ce point est souvent mal compris. Certains contribuables pensent pouvoir déclarer la dépréciation de leur portefeuille pour réduire leur impôt sur le revenu. Or le droit fiscal français ne reconnaît que les moins-values réalisées, c'est-à-dire constatées à l'occasion d'une cession effective.
À l'inverse, une cession à perte déclenche bien une moins-value opposable au fisc, même si le contribuable rachète les mêmes bitcoins dans la foulée. Il n'existe pas, en l'état actuel du droit, d'équivalent au dispositif de « wash sale » américain qui interdirait cette pratique en France pour les actifs numériques.
Compenser pertes crypto et plus-values boursières classiques : interdit
Le régime des actifs numériques (art. 150 VH bis du CGI) et celui des valeurs mobilières (art. 150-0 A du CGI) sont deux univers fiscalement cloisonnés. Une moins-value sur bitcoin ne peut en aucun cas réduire l'impôt dû sur des gains boursiers.
Cette étanchéité se vérifie dans les deux sens. Si vous avez subi des pertes sur des actions en 2026, vous ne pouvez pas les compenser avec vos plus-values crypto. Chaque régime fonctionne en circuit fermé.
La conséquence pratique est immédiate : un investisseur détenant à la fois des actions et des cryptomonnaies doit tenir deux comptabilités fiscales distinctes. Le formulaire 2086 pour les actifs numériques, la déclaration 2074 pour les valeurs mobilières.
Cadre légal 2026 : ce qui a changé pour les détenteurs de crypto en France
Plusieurs évolutions réglementaires et législatives structurent le cadre applicable aux détenteurs de cryptomonnaies en France en 2026. Le point sur ce qui a changé et ce qui reste stable.
Le régime fiscal de droit commun pour les particuliers n'a pas été modifié par la loi de finances pour 2026. En revanche, l'entrée en vigueur du cadre européen PSCA et l'adoption de la loi de finances elle-même méritent un point d'attention.
Le régime fiscal des actifs numériques depuis 2023
Depuis le 1er janvier 2023, le régime d'imposition des plus-values sur actifs numériques distingue deux catégories de contribuables (impots.gouv.fr).
Le particulier réalisant des cessions à titre occasionnel relève de l'article 150 VH bis du CGI. Les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux). Le contribuable peut opter pour le barème progressif si cela lui est plus favorable.
Le professionnel exerçant une activité habituelle d'achat-revente relève du régime des bénéfices non commerciaux (BNC) ou des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). L'appréciation du caractère habituel repose sur un faisceau d'indices : fréquence des opérations, outils utilisés, part des revenus tirés de l'activité. En pratique, un particulier qui trade plusieurs fois par semaine avec des outils avancés peut basculer dans ce régime.
Pour les investisseurs qui envisagent d'acheter des cryptomonnaies ou de gérer leurs actifs existants, il est essentiel de savoir comment acheter des bitcoins en toute sécurité.
Le cadre PSCA : entrée en vigueur progressive jusqu'en juin 2026
Le cadre européen PSCA (Prestataires de Services sur Crypto-Actifs), transposé en droit français, est entré en vigueur de manière progressive. La dernière étape a pris effet le 30 juin 2026, conformément à l'arrêté du 3 février 2025 (Legifrance).
Ce règlement impose aux plateformes d'échange et aux prestataires de services crypto un agrément harmonisé au niveau européen. Pour le détenteur particulier, la traduction concrète est une protection renforcée : obligation de ségrégation des fonds clients, exigences de fonds propres pour les plateformes, transparence sur les frais.
La liste des prestataires agréés PSCA est publiée par l'AMF (Autorité des marchés financiers) sur son site. Vérifier que sa plateforme y figure constitue un réflexe de base avant toute opération.
Loi de finances 2026 : ce que les investisseurs crypto doivent retenir
La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 (Legifrance) n'a pas introduit de modification spécifique au régime des plus-values sur actifs numériques des particuliers.
Plusieurs amendements visant à aligner le régime des cryptomonnaies sur celui des valeurs mobilières (notamment pour autoriser le report des moins-values) ont été déposés mais non adoptés. Le législateur a maintenu le statu quo.
💡 À noter : L'absence de changement législatif ne signifie pas stabilité définitive. Les débats parlementaires sur l'opportunité d'instaurer un report des moins-values crypto restent récurrents. Suivez l'actualité fiscale via le site impots.gouv.fr ou les publications de la commission des finances.
Bitcoin en perte : faut-il vendre, conserver ou en racheter ?
Face à une chute de 50 % depuis le sommet, la question que se posent la plupart des détenteurs est légitime. Trois angles d'analyse peuvent éclairer la réflexion sans prétendre y répondre.
Les données disponibles dressent un tableau contrasté, que chaque investisseur doit confronter à sa propre situation patrimoniale et à son horizon de placement.
Après la purge des ventes massives, certains indicateurs techniques suggèrent un marché moins déséquilibré qu'en février 2026. Boursorama (7 août 2026) rapporte que la structure du marché s'est « améliorée sous la surface » depuis le printemps. Les 40 milliards de dollars vendus par les gros détenteurs depuis octobre 2025 ont réduit le risque de nouvelles vagues de distribution massive.
Pour autant, aucun signal technique ne permet de prédire un retournement. L'Autorité des marchés financiers (AMF) et le ministère de l'Économie (economie.gouv.fr) rappellent régulièrement que les cryptomonnaies restent des actifs très volatils, exposés à des variations fortes aussi bien à la hausse qu'à la baisse. La prudence impose d'envisager que la baisse puisse se prolonger ou s'aggraver.
Aucune recommandation universelle n'existe. La pertinence d'une vente, d'une conservation ou d'un rachat dépend de paramètres strictement personnels : prix d'entrée, part du bitcoin dans le patrimoine total, horizon de placement, besoins de liquidité à court terme, tolérance au risque. Un conseiller en gestion de patrimoine ou un expert-comptable peut aider à évaluer ces paramètres dans le cadre d'une stratégie globale, incluant les implications fiscales détaillées plus haut.
⚠️ Attention : Cet article ne formule aucun conseil d'investissement. La décision de céder, conserver ou acquérir des bitcoins relève de votre seule responsabilité. Consultez un professionnel agréé avant toute décision affectant votre patrimoine.
Ce que disent les signaux techniques (sans prédire)
Les analystes on-chain observent un assèchement progressif de l'offre sur les plateformes d'échange depuis mars 2026. Concrètement, les bitcoins disponibles à la vente immédiate diminuent, ce qui réduit mécaniquement la pression vendeuse latente.
Par ailleurs, la capitulation des positions à effet de levier lors de la journée du 5 février 2026 a purgé une partie de la spéculation excessive. Ces deux éléments, combinés à la fin apparente des ventes massives des gros détenteurs, dessinent un marché techniquement moins fragile. Mais ces observations rétrospectives n'ont jamais valeur prédictive : un choc macro-économique ou réglementaire peut à tout moment inverser la dynamique.
La décision appartient à l'investisseur et à son conseiller
L'arbitrage dépend du profil. Un investisseur entré à 100 000 euros le bitcoin et confronté à une moins-value latente de 35 000 euros ne se pose pas les mêmes questions que celui entré en 2019 à 8 000 euros, pour qui la baisse de 2026 n'est qu'un repli sur des gains considérables.
Pour le premier, vendre crée une moins-value fiscale immédiatement compensable sur d'autres gains crypto 2026, mais cristallise aussi une perte économique réelle. Pour le second, conserver ne génère aucune urgence fiscale particulière. Dans les deux cas, la décision doit intégrer l'ensemble du patrimoine, pas seulement le compartiment crypto.
Si vous détenez des bitcoins acquis via une plateforme non agréée PSCA, vérifiez sa conformité avant toute nouvelle opération. Si vous envisagez de racheter après une vente à perte pour ajuster votre exposition, consultez notre guide pour acheter du bitcoin en 2026.
Sources
- impots.gouv.fr
- impots.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
- boursorama.com
- boursorama.com
- boursorama.com
- tresor.economie.gouv.fr
Fiche pratique
| Ampleur de la baisse en 2026 | -26 % depuis le 1er janvier 2026 (Boursorama, mars 2026) |
| Baisse depuis l'ATH (6 octobre 2025) | -50 % depuis 126 080 $ / 106 365 € (Boursorama, février 2026) |
| Pire séance en 2026 | -12,6 % le 5 février 2026 avec ~1 Md$ de liquidations (Boursorama) |
| Destruction de valeur marché crypto | ~1 700 Md$ / 1 433 Md€ (Boursorama, février 2026) |
| Formulaire fiscal obligatoire | Cerfa n° 2086 : art. 150 VH bis du CGI (impots.gouv.fr) |
| Imputation des moins-values | Uniquement sur plus-values crypto de la même année, pas de report |
| Régime fiscal applicable depuis | 1er janvier 2023 (impots.gouv.fr) |
| Cadre PSCA en vigueur | Entrée en vigueur le 30 juin 2026 (Legifrance, arrêté du 3 février 2025) |
| Contact officiel | impots.gouv.fr : espace particulier > déclarer > actifs numériques |
Le contenu de cette page a une vocation pédagogique et ne vaut pas recommandation d'investissement. Consultez un intermédiaire agréé pour une analyse adaptée à votre profil.
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Questions fréquentes
Pourquoi le bitcoin est-il en baisse en 2026 ?
Le bitcoin a reculé sous l'effet conjugué de prises de bénéfices massives des gros détenteurs (environ 40 Md$ vendus depuis octobre 2025, selon Boursorama, août 2026) et d'un contexte macro-économique tendu : l'inflation sous-jacente américaine atteignait +3,3 % en juin 2026 (Direction générale du Trésor, juillet 2026), ce qui a pesé sur l'ensemble des actifs risqués.
De combien le bitcoin a-t-il chuté depuis son sommet historique en 2025 ?
Le bitcoin a perdu près de 50 % depuis son sommet historique de 126 080 dollars (106 365 euros) atteint le 6 octobre 2025, selon Boursorama (17 février 2026). Depuis le début de l'année 2026, la baisse est de 26 % (Boursorama, 2 mars 2026).
Comment déclarer une perte sur bitcoin aux impôts en France ?
Toute cession d'actifs numériques, même à perte, doit être déclarée via le formulaire 2086 (art. 150 VH bis du CGI), disponible sur impots.gouv.fr. La moins-value réalisée s'impute exclusivement sur les plus-values de cessions d'actifs numériques de la même année. Elle n'est pas reportable sur les années suivantes, ni imputable sur d'autres revenus.
La moins-value sur crypto est-elle reportable sur les années suivantes ?
Non. La moins-value sur actifs numériques n'est pas reportable sur les années suivantes. Elle s'impute uniquement sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année fiscale. Si aucune plus-value compensable n'existe cette année-là, la moins-value est définitivement perdue fiscalement.
Peut-on compenser une perte bitcoin avec un gain boursier classique ?
Non. Le régime des actifs numériques (art. 150 VH bis du CGI) est étanche : une perte sur bitcoin ne peut pas compenser un gain réalisé sur des actions, des obligations ou tout autre placement relevant du régime des valeurs mobilières classique.
Faut-il vendre ses bitcoins en perte pour bénéficier d'un avantage fiscal ?
Vendre uniquement pour créer une moins-value fiscale est rarement pertinent : la perte économique réelle dépasse presque toujours l'avantage fiscal (30 % d'impôt économisé sur une perte de 100 % du capital restant). Consultez un professionnel avant toute décision motivée par la fiscalité.
Qu'est-ce que le formulaire 2086 et quand doit-on le remplir ?
Le formulaire 2086 est le document Cerfa dédié à la déclaration des plus ou moins-values de cessions d'actifs numériques et droits assimilés, prévu par l'article 150 VH bis du CGI. Il doit être déposé chaque année où une cession (vente contre monnaie fiduciaire, achat de bien ou service en crypto) a eu lieu, que le résultat soit un gain ou une perte.
